Max Baby
- Bientôt disponiblePaléo Festival NyonMise en vente le : Mer 25 mars 2026 à 12:00
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Max baby n’a jamais vraiment appris à faire de la musique. Il l’a simplement faite, instinctivement, obsessionnellement. Élevé près de Bourges, loin de toute scène identifiable et sans héritage artistique à prolonger, il s’est construit seul. À six ans, il fabrique sa première batterie avec les boîtes à biscuits de sa mère. Les instruments s’enchaînent ensuite, chacun apprivoisé sans guide : d’abord le piano, puis la guitare, qu’il aborde d’une manière presque étrangère, ses doigts dessinant des formes incongrues sur le manche avant qu’on ne les replace, plus tard, dans des positions plus « correctes ». Dès ses débuts, il enregistre ses propres morceaux, entièrement autodidacte, apprenant en superposant, en échouant, en recommençant.
Le nom Baby n’est pas un pseudonyme mais un héritage familial. Il figure sur sa carte d’identité, transmis depuis trois générations, depuis que les enfants d’un capitaine de la Première Guerre mondiale ont été adoptés dans la lignée. Une histoire faite de transmission, de distance et de rupture.
Max est également synesthète, une condition neurologique qui brouille les frontières entre les sens. Les sons provoquent
chez lui des textures, des couleurs, des impressions spatiales. Il n’écoute pas seulement la musique, il la voit, la ressent. Chaque morceau devient un espace à habiter, une atmosphère à sculpter.
Aujourd’hui, il travaille depuis Greasy Studios à Montmagny, ancien repaire du groupe culte Magma . C’est là qu’il enregistre son premier EP, OUT OF CONTROL, INTO THE WALL, selon une discipline stricte : uniquement des instruments réels, des arrangements écrits pour un groupe de quatre musiciens, aucune fioriture, aucun artifice. Le résultat est un disque brut, sous tension, direct au point de l’abrasion.
Son nouvel EP,BREAK,pousse cette vision plus loin. En sept titres, il transforme la chute en révélation, une traversée de la désillusion et de la confrontation à soi où se croisent indie post-moderne, rock alternatif et électronique expérimentale. Si son premier disque capturait l’impact, BREAK s’attarde sur ses rémanences : l’écho, le silence, la reconstruction.
Multi-instrumentiste accompli, Max écrit, joue, produit et façonne chaque morceau depuis la première note. Ses collaborations dessinent un réseau singulier et étendu, de Weyes Blood, Drugdealer et Kirin J Callinan à Sega Bodega, Clara Luciani, Fearybabyy, Goldie Boutilier et Hannah Jadagu, pour qui il a produit l’album Aperture et co-produit la moitié de son nouveau disque Describe chez Sub Pop. En octobre 2025, Max Baby co-produit “melodrama” de disiz et Theodora, un titre classé numéro un en France, salué pour sa production organique, ses synthés teintés d’années 80 et sa profondeur émotionnelle. Une réussite qui confirme sa sensibilité instinctive et sa polyvalence de producteur.
En solo, Max Baby développe un son qui échappe aux catégories : quelque part entre indie post-moderne, rock alternatif, électronique hybride et intimité synthétique. Sa musique est nocturne, habitée, physique. Elle revendique son inachèvement comme une forme d’authenticité.